Gogol























































Вечера на хуторе близ Диканьки (1961)


Сорочинская ярмарка (1938)




Майская ночь, или Утопленница (1952)




Черевички (1927)

Как поссорился Иван Иванович с Иваном Никифоровичем (1959)

Вий (1967) (Cf. Mystère)




Шинель (1926)

Шинель (1959)


Voir chapitre Nez.




Мёртвые души (1960)




























Tarass Boulba (1936)

Taras Bulba (1962)







Женитьба (1936)

Женитьба (1977)







Ревизор (1952)

Types gogoliens


























Chagall: Hommage à Gogol (c. 1917, The Museum of Modern Arts, New York)


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Gogol est-il russe ou ukrainien ?
(source: http://bibliobs.nouvelobs.com, 2 avril 2009)

"Rien ne va plus entre la Russie et l'Ukraine; ce n'est pas nouveau. Mais cette fois, la pomme de discorde n'est ni le gaz, ni Sébastopol. Le soutien de Victor Iouchtchenko à la Géorgie? Non plus. La volonté ukrainienne d'intégrer l'Otan? Vous n'y êtes pas.
Le grand responsable s'appelle Nicolas Gogol; il est considéré comme l'un des plus grands écrivains de l'histoire russe. Russe? C'est toute la question. A l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Ukraine et Russie revendiquent chacune pour elle-même son héritage.
Le problème est que l'auteur des «Âmes mortes» est né dans les deux pays à la fois puisqu'en 1809 l'Ukraine était province russe. Quelle est sa vraie nationalité? Dans la mesure où, jusqu'à l'âge de 19 ans, il n'a connu que la campagne ukrainienne, pour les Ukrainiens, pas de doute, il est des leurs.
Les Russes ont beau jeu d'ajouter qu'il a passé la plus grande partie de sa vie ailleurs, notamment à Saint-Pétersbourg et qu'il est enterré à Moscou. Mais l'argument décisif est bien entendu celui de la langue: c'est en russe que Gogol écrivait.
Pensait-il pour autant en russe? À en croire Vladimir Yavorivsky, romancier et parlementaire ukrainien, «il n'y a pas que la langue qui compte, mais aussi les thèmes, les sujets abordés. Les écrits de Gogol sont remplis de l'imaginaire et de la pensée issus des chansons et du folklore ukrainiens.» On ne s'en sort donc pas.
En cette année de commémoration, la Russie a ouvert les hostilités en inaugurant son premier musée Gogol et en adaptant pour la télévision nationale «Taras Boulba», un des romans de l'écrivain. L'Ukraine a répliqué par l'organisation d'un festival dans sa région natale de Poltava. Et à Kiev des librairies vendent désormais des traductions ukrainiennes  de ses œuvres, dans lesquelles «la grande Russie» a été supplantée par la «grande Ukraine»...
L'affaire s'est si bien tendue que Vladimir Poutine lui-même a esquissé une parole d'apaisement ce mercredi en déclarant que l'œuvre de «ce remarquable écrivain russe (...) liait de manière indissoluble deux peuples frères, le russe et l'ukrainien».
Pugilat puéril? Un brin absurde surtout. C'est comme si Autriche et République tchèque se disputaient Kafka ou Rilke. Pour Vladimir Yavorivsky, plus clairvoyant que beaucoup, «diviser Gogol, c'est comme essayer de diviser l'air, l'éternité ou le ciel. Il a été à la fois un grand écrivain russe et un grand écrivain ukrainien.» Et de le comparer à un arbre, dont «le feuillage est en Russie, mais les racines en Ukraine»."