Pain


Le pain (хлеб), associé au sel (соль), symbole de l'hospitalité (хлебосольство) russe !




























































































































































































Un film azéri de 1969: Хлеб поровну-Şərikli çörək
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Un étonnant personnage de conte : Kolobok (le kolobok est une sorte de pain en forme de boule, parfois frit, parfois cuit au four ; ce conte est proche du conte français Roule-galette)






Il était une fois un vieux et une vieille. Un jour, le vieux demande:
- Fais-moi cuire un kolobok, bobonne!
- Mais avec quoi puis-je le faire? On n'a pas de farine.
- Eh, vieille! Va dans la réserve, essaie de gratter pour ramasser la farine restante.
La vieille prit une aile de poule, gratta et balaya avec et ramassa deux poignées de farine. Elle pétrit la pâte avec de la crème aigre, fit frire le kolobok dans de l'huile et le posa sur le rebord de la fenêtre afin qu'il refroidisse.
Le kolobok resta un peu sur place mais ensuite se mit à rouler: de la fenêtre sur le banc, du banc sur le sol, du sol vers la porte, puis sauta par-dessus le seuil dans l'entrée, de l'entrée sur le perron, du perron dans la cour, de la cour derrière le portail, de plus en plus loin.
Le kolobok roule sur le chemin et rencontre le lièvre:

- Kolobok, kolobok! Je vais te manger!
- Ne me mange pas, lièvre-longues oreilles! Je te chanterai une chanson, - dit le kolobok et il se mit à chanter:
"Je suis Kolobok, Kolobok,
J'ai été gratté et balayé,
Pétri avec de la crème aigre,
Frit dans l'huile,
Refroidi près de la fenêtre,
Je me suis sauvé du vieux,
Je me suis sauvé de la vieille,
Et de toi, lièvre, il est facile de se sauver!"
Et le kolobok continua à rouler et disparut en un clin d'oeil. Il roule et rencontre le loup:

- Kolobok, kolobok! Je vais te manger!
- Ne me mange pas, loup gris! Je te chanterai une chanson, - dit le kolobok et il se mit à chanter:
"Je suis Kolobok, Kolobok,
J'ai été gratté et balayé,
Pétri avec de la crème aigre,
Frit dans l'huile,
Refroidi près de la fenêtre,
Je me suis sauvé du vieux,
Je me suis sauvé de la vieille,
Je me suis sauvé du lièvre,
Et de toi, loup, il est facile de se sauver!"
Et le kolobok continua à rouler et disparut en un clin d'oeil. Il roule et rencontre l'ours:

- Kolobok, kolobok! Je vais te manger!
- Bof, toi, ours, tu ne peux pas me manger!
"Je suis Kolobok, Kolobok,
J'ai été gratté et balayé,
Pétri avec de la crème aigre,
Frit dans l'huile,
Refroidi près de la fenêtre,
Je me suis sauvé du vieux,
Je me suis sauvé de la vieille,
Je me suis sauvé du lièvre,
Je me suis sauvé du loup,
Et de toi, ours, il est facile de se sauver!"
Il continua à rouler et disparut en un clin d'oeil. Il roule et rencontre la renarde:

- Bonjour, kolobok! Que tu es beau!
Le kolobok chanta:
"Je suis Kolobok, Kolobok,
J'ai été gratté et balayé,
Pétri avec de la crème aigre,
Frit dans l'huile,
Refroidi près de la fenêtre,
Je me suis sauvé du vieux,
Je me suis sauvé de la vieille,
Je me suis sauvé du lièvre,
Je me suis sauvé du loup,
Je me suis sauvé de l'ours,
Et de toi, renarde, je me sauverai sans peine!"
- Quelle jolie chanson! - dit la renarde. - Mais, kolobok, je me fais vieille et j'entends mal. Assieds-toi sur ma gueule et chante ta chanson encore une fois.
Le kolobok sauta sur la gueule de la renarde et chanta la même chanson.
- Merci, kolobok! Une si belle chanson, j'ai envie de l'écouter encore! Assieds-toi sur ma langue et chante une dernière fois, dit la renarde en sortant sa langue. Le kolobok sauta dessus, et la renarde - ham! - le mangea.