Cinéma




Le grand cinéma russe
















Le cinéma soviétique
Brochure in-4, 32 pages. Éditée à l'occasion du Festival de Cannes 1946.
L'effort cinématographique de l'URSS. Le studio du scénario. L'Institut cinématographique. La guerre nationale. Chasseurs d'images. Les particularités. Le réalisme dans le cinéma soviétique. Le rôle culturel. Au service de la jeunesse. Jeunes héros à l'écran. Les films documentaires. La science et le film. Leur vie quotidienne. Les comédies. Tadjikistan. Le prix Staline. Visages de l'écran soviétique. Les films en couleurs. Etc.

Le cinéma russe et soviétique: esquisse historique

Période tsariste

C'est en 1896 que furent projetés les premiers films (des œuvres des frères Lumière) en Russie, à Moscou et Saint-Pétersbourg. La même année, en mai, le premier film tourné (par les envoyés des Lumière) est un documentaire puisqu'il s'agit du couronnement de Nicolas II au Kremlin. De nombreuses salles de cinéma sont alors ouvertes, où l'on peut voir de petits films, actualités, films amateurs, farces ou grivoiseries. On ne date que de 1908 le premier court métrage russe: Stenka Razine de Vladimir Romachkov, film consacré aux cosaques bien connu des Russes, qui rencontre immédiatement un très grand succès. Le cinéma connaît un boom économique, énormément de films sont produits, et comme dans les autres pays, les intellectuels se divisent. Voici ce qu'en disait Tolstoï en 1908: «Vous verrez que cette petite machine qui tourne en faisant clic-clac révolutionnera notre vie».
En 1910 est réalisé le premier film d'animation russe avec des insectes naturalisés. C'est le début d'une longue tradition extrêmement riche qui essaimera dans tous les pays d'Europe de l’Est.
Sur les 2000 films réalisés durant cette période, seulement 10% ont survécu car les copies se sont abîmées et de plus, les productions étant tenues en piètre estime par la suite, elles n'ont pas été conservées.

Période soviétique
Par le décret du 27 août 1919, le nouveau régime nationalise la production et la distribution cinématographiques, changeant ainsi l'histoire du cinéma, puisque les années qui suivent verront émerger un cinéma d'État (à ce titre extrêmement bien financé et valorisé, mais également censuré) qui est en même temps un des cinémas les plus novateurs de son époque. Lénine déclare que «le cinéma est pour nous, de tous les arts, le plus important» et Trotski surenchérit en 1924: «Quand nos hameaux auront des cinémas, nous serons prêts à achever la construction du socialisme». Les bolcheviks partagent une idée répandue que le cinéma permet d'éduquer, officiellement, de rendre accessible la littérature classique russe ou mondiale mais, officieusement, d'être un instrument de propagande inégalé.
Huit cinéastes-théoriciens ont transformé le «muet soviétique» en «objet mythique»: Kouléchov, Dovjenko, Poudovkine, Eisenstein, Room, Vertov, Kozintsev et Trauberg. En 1919, la première école de cinéma du monde est créée à Moscou. Le nouveau cinéma soviétique bénéficie des expériences fort nombreuses des avant-gardes artistiques qui ont marqué les dernières années du tsarisme (futurisme et constructivisme dans les beaux-arts, formalisme en littérature...). Des réalisateurs comme Sergueï Eisenstein, Vsevolod Poudovkine et Alexandre Dovjenko signent leur premiers films dans les années 1920. Eisenstein réalise son premier long métrage, La Grève (1925), à l'âge de vingt-six ans, mais c'est son deuxième, Le Cuirassé Potemkine, qui lui apporte la renommée internationale. La remarquable mise en scène du massacre des manifestants sur les immenses escaliers d'Odessa apporte la preuve que le cinéma peut égaler les autres arts. Eisenstein réalise ensuite un film encore plus ambitieux, Octobre (1927), pour célébrer le dixième anniversaire de la révolution de 1917.
Dziga Vertov est un cinéaste soviétique d'avant-garde qui, s'opposant à un cinéma dramatique et littéraire (une histoire, des acteurs, des décors), privilégie le montage-mouvement du réel. Dans son film manifeste expérimental L'Homme à la caméra, il oppose, au «ciné-poing» d'Eisenstein, sa conception du «ciné-œil», en suivant le déroulement de la vie dans une grande ville russe, le temps d'une journée.
Serge Bondartchouk réalise avec son monumental Guerre et Paix la synthèse du langage cinématographique du XXe siècle. Son influence, au niveau mondial, sera considérable.
Tous les films soviétiques ne sont pas avant-gardistes. Sous la NEP, surgissent de nombreuses comédies comme Aelita, Le Bonheur juif ou Dentelles de Ioutkevitch.
Les années 1936-1938 sont des années difficiles en raison de la présence de Nikolaï Iejov à la tête du NKVD. En 1940, La loi de la vie de Stolper et Ivanov est interdit. Le film montre une soirée d'étudiants en faculté de médecine qui boivent. Le film déplaît à Staline qui fait venir les réalisateurs et le scénariste au Kremlin le 9 septembre 1940.
La période qui suit la mort de Staline est considérée comme la renaissance du cinéma soviétique.
La rivalié Est-Ouest est toujours perceptible concernant les choix des sujets: par exemple, des réalisateurs russes tentent d'adapter de la meilleure manière possible au cinéma les grands standards de la littérature européenne.
Après la fin de l'URSS
Après la fin de l'Union soviétique, plusieurs cinéastes russes sont récompensés lors des grands festivals internationaux comme Nikita Mikhalkov avec Urga en 1991.
En 1998, Alexeï Balabanov revisite l'histoire du cinéma russe dans Des monstres et des hommes, film tourné à la manière des films dans années 1920, période florissante pour les arts. Ce n'est pas la grande histoire qu'il choisit de montrer mais l'univers des premiers films érotiques, de la violence crue et de la méchanceté gratuite.
Malgré la chute de l'Union soviétique, le cinéma russe peine à s'exporter. Par exemple, Pavel Lounguine est un des rares réalisateurs russes à voir ses films distribués à l'étranger. En 2003, son film Un nouveau Russe remporte le prix spécial du jury du Festival du film policier de Cognac. En 2005, Familles à vendre montre des immigrés russes qui retrouvent leurs racines dans un village qui n'est pas celui de leur enfance contrairement à ce qu'on leur fait croire.




















Que viva Eisenstein! (2015)













Кинорежиссер Юлий Райзман (1983)




Un grand documentaire de 1930 sur le cinéma

Films étrangers adaptés
Albanie
Великий воин Албании Скандербег (1953)

Фуртуна (1959)

Bulgarie
Pod igoto (1952)

Septemvriytzi (1954)

Nespokoen pat (1955)

Dve pobedi (1956)

Bednata ulitza (1960)

Zlatniyat zab (1962)

Na tihiya bryag (1963)

Tsar i general (1965)

Nay-dalgata nosht (1966)

Бегущая по волнам (1967)

Украденный поезд (1970)

Bon shans, inspektore! (1982)

Под одним небом (1982)

Hongrie
Egy asszony elindul (1949)

Lúdas Matyi (1949)

Kis Katalin házassága (1950)

Különös házasság (1950)

Civil a pályán (1951)

Nyugati övezet (1951)

A Harag napja (1953)

Rákoczi hadnagya (1953)

Dollárpapa (1956)

Bakaruhában (1957)

Dani (1957)

A harminckilences dandár (1959)

Bogáncs (1959)

A Noszty fiú esete Tóth Marival (1960)

Özvegy menyasszonyok (1964)

Büdösvíz (1966)

Örökség (1980)

Misi Mókus kalandjai (1984)

Szépleányok (1987)

Roumanie
Vultur 101 (1957)

Tudor (1962)

Vacanta la mare (1963)

Туннель (1966)

Песни моря (1970)

Al treilea salt mortal (1980)

Dumbrava minunata (1980)

Trandafirul galben (1981)

O lebada, iarna (1983)

Tchécoslovaquie
Divá Bára (1949)

Revolučni rok 1848 (1949)

Past (1951)

Vstanou noví bojovníci (1951)

Císaruv pekar - Pekaruv císar (1952)

Jestráb kontra Hrdlicka (1952)

Expres z Norimberka (1954)

Haskovy povidky ze stareho mocnarstvi (1954)

Andel na horách (1955)

Stvorylka (1955)

Svedomí (1955)

Neporažení (1956)

Mali medvedari (1957)

Poslušně hlásím (1957)

Váhavý strelec (1957)

Chlap jako hora (1960)

Letiště nepřijímá (1960)

Práče (1960)

Большая дорога (1962)

Az prijde kocour (1963)

Sokolovo (1974)

Трасса (1978)

Vrchni Prchni! (1980)

Похождения Ярослава Гашека в рассказах Йозефа Швейка (1982)

Pohlad kocce usi (1987)

Посторонним вход разрешен (1987)

Horká kase (1988)

Yougoslavie
Cudotvorni mac (1950)

Sumnjivo lice (1954)

Krvavi put (1955)

Ne diraj u srecu (1961)

Na mesto, gradjanine Pokorni! (1964)

Проверено – мин нет (1965)

Grande-Bretagne
Ultus and the Secret of the Night (1917)

Three Live Ghosts (1922)

Room at the Top (1958)

The Square Peg (1958)

Danemark
Ole Opfinders Offer (1924)

1926

The Child Snatchers (1926)

Ditte menneskebarn (1946)

Den kære familie (1962)

Norvège
Veiviseren (1987)

Suède
Den okända (1913)

Karin Ingmarsdotter (1920-1925)

1925

Anaconda (1956)

Argentine
Las aguas bajan turbias (1952)

Horizontes de piedra (1956)

Brésil
A Estrada (1956)

Mexique
Maclovia (1948)

Pulgarcito (1957)

Tlayucan (1962)

Vietnam
White Smoke (1963)

Films russes

Voir ici, ici et ici, une importante sélection d'affiches de films russes.
De nombreuses autres affiches se trouvent dans tous les chapitres!

Série de boîtes d'allumettes sur le thème des grands films russes
















La Russie vue par le cinéma occidental...

Ninotchka (1939)

Three Russian girls (1943)

Song of Russia (1944)

La belle de Moscou (Silk Stockings) (1957)

Bande-annonce
video

Romanoff and Juliet (1961)

From Russia with Love (Bon baisers de Russie) (1963)

Bande-annonce
video

Don Camillo en Russie (1965)

The Russians are coming (1966)

La promesse de l'aube (1970)

The Kremlin Letter (La lettre du Kremlin) (1970)

Gorky Park (1984)

Moscow on the Hudson (1984)

White Nights (Soleil de nuit) (1985)

Le caviar rouge (1985)

Rocky IV (1985)

No retreat, no surrender (1986)

Twist again à Moscou (1986)

Bande-annonce
video

The Russia House (La Maison Russie) (1990)

Back in the USSR (1992)

Police Academy: Mission to Moscow (Police Academy: Mission à Moscou) (1994)

East-West (Est-Ouest) (1999)

Les poupées russes (2004)

The Russian Specialist (2005)

Moscow Zero (2006)

L'affaire Farewell (2009)

Bande-annonce
video

Child 44 (Enfant 44) (2015)

Un étonnant film de Stanley Kubrick, d'après le roman d'Anthony Burgess, avec en vedette un argot anglo-russe très original, le « nadsat ».
Ce mot est dérivé du suffixe russe correspondant à celui des nombres de 11 à 19 (-надцать): le parallèle est on ne peut plus clair avec l'anglais -teen, à la fois suffixe qui termine les nombres de 13 à 19, et mot qui désigne les adolescents.
La création de ce jargon est le fruit d'une longue réflexion de la part d'Anthony Burgess. Soucieux de dépeindre dans son livre une société futuriste dans laquelle le langage parlé par les héros ne serait pas daté (tout argot l'étant par définition), il opte pour l'invention.
L'idée précise du nadsat lui vient après un voyage en URSS au cours de l'été 1961. Il crée ainsi un langage intemporel, tout en donnant libre cours à sa fantaisie verbale et à sa fascination pour les sonorités de la langue russe.











Жаров рассказывает (1970)




Рядом с другом (1969)

Gloires et beautés du cinéma soviétique




Nina Agapova

Irina Akulova

Vera Alentova

Nina Alisova

Via Artmane

Grajina Baikchtite

Natalia Bogunova

Janna Bolotova

Èlina Bystritskaya

Lyudmila Chagalova

Nina Chatskaya

Svetlana Daniltchenko

Alla Demidova

Elena Dobronravova

Tat'yana Doronina

Nina Drobycheva

Svetlana Drujinina

Lia Èliava

Alla Evdokimova

Natalia Fateeva

Alisa Freyndlikh

Lyudmila Gladunko

Larisa Golubkina


Irina Gubanova

Izol'da Izvitskaya

Liudmila Kasatkina

Svetlana Korkochko

Elena Kozelkova

Raisa Kurkina

Natalia Kustinskaya

Antonina Leftiy

Ekaterina Litvinenko

Klara Lutchko

Tamara Makarova

Ksenya Minina

Irina Mirochnitchenko

Raisa Nedachkovskaya

Svetlana Nemolyaeva

Rufina Nifontova

Lyubov Orlova



Любовь Орлова (1983)

Èdita P'ekha

Liubov' Polichtchuk

Janna Prokhorenko

Elena Proklova

Tat'yana Samoïlova

Elena San'ko

Ekaterina Savinova

Natal'ya Sedykh

Sil'via Sergeytchikova

Irina Skobtseva

Marina Strijenova

Svetlana Svetlitchnaya

Nadejda Tcherednitchenko

Lyudmila Tchursina

Valentina Telichkina

Evgenia Uralova

Nina Urgant

Natalia Velitchko

Anastasia Vertinskaya

Inna Vykhodtseva

Galina Yatskina


Grands acteurs français et américains d'origine russe

Jacques Tati (né Tatischeff)
Le neveu de Jacques Tati (et celui du film) fut professeur de littérature russe à l'INALCO. Nous en gardons un souvenir ému et souriant.

Les sœurs Poliakoff :
Marina Vlady


Avec Vladimir VyssotskiOdile Versois
Hélène Vallier
Robert Hossein
Macha Méryl
Vernon Dobtcheff
Laurent Terzieff
Sacha Pitoëff
Sacha Guitry
Yul Brynner
Peter Ustinov


Acteurs étrangers en visite en URSS et festivals de cinéma en URSS















Gérard Philipe à Moscou en 1955

1961: Elizabeth Taylor


1963: Yves Montand et Simone Signoret

1963: Jean Marais

1965: Sophia Loren


1968: Marcello Mastroianni

1970: Sophia Loren



1973: Gina Lollobrigida


Claudia Cardinale

Brigitte Bardot et Jean Gabin célébrés en URSS

Traduction d'un célèbre film avec Michel Simon

Ou encore Audrey Hepburn, Vivien Leigh, Louise Brooks et Charlie Chaplin...





Allons au cinéma !













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Voir aussi les sites suivants, consacrés à l'inventaire du cinéma russe:

1-Kinoglaz
http://www.kinoglaz.fr/russian_films.php

2-КиноПоиск
https://www.kinopoisk.ru

3-Кино-Театр.РУ
www.kino-teatr.ru/

4-Список зарубежных фильмов в прокате СССР с 1955 по 1991 гг. (films étrangers diffusés en URSS)
http://fenixclub.com/index.php?showtopic=119228

5-Список утраченных фильмов России (films perdus)
https://ru.wikipedia.org/wiki/Список_утраченных_фильмов_России_(1907)